Plus près du soleil avec le Tupolev 144 pour Flight Simulator 2004
de Thomas Ruth et Claudio Mussner - Par AtonSeth

Article - Source : http://www.manoir3portes.net - Auteur : AtonSeth

Vol Paris (France) - Saint Petersbourg (Russie) en Tupolev 144 - Par AtonSeth

Nouvelle version (New version) du Tupolev 144 disponible depuis peu avec un cockpit virtuel : on peut le télécharger ici sur simviation : www.simviation.com.

Problème d'équilibrage : Dans la dernière version du Tupolev 144, il faut par défaut équilibrer l'avion en jouant sur le transfert de carburant du menu FS2004. Un mauvais équilibrage a pour effet de cabrer l'appareil dès que la poussée des moteurs est activée.

Tu-144 et FSX :

Malheureusement, la partie cockpit de ce Tupolev 144 est moyennement compatible avec FSX. On peut quand même le faire voler dans FSX mais des jauges du cockpit ne fonctionneront pas.

- Tupolev 144 (Ruth Mussner) Base pack, modèle du 11 mai 2005 (may 11 2005) sur avsim.com
- Patch pour le Tu-144 (Ruth, Mussner), update du 17 mai 2005 (may 17 2005) sur avsim.com
(Pour downloader sur avsim, il faut être enregistré)

Vidéos Tu-144 :

Crash : http://www.youtube.com/watch?v=nyvtsHz-hFU
Landing : http://www.youtube.com/watch?v=RYHrHpwUlnQ&NR

Le Tupolev 144, vu d'ici on a l'impression que c'est le vrai, et pourtant, c'est rendu avec une radeon 9200

Admirablement texturé par Thomas Ruth, une pure merveille qui de plus est freeware. Cet oiseau de métal et de feu n'a pas qu'une belle apparence, il est aussi doté de "Flight Dynamics" qui tentent avec succès de reproduire un comportement en vol proche de la réalité.
Ainsi, le Tupolev 144 simulé est un avion difficile à piloter en mode réaliste. (le seul mode de pilotage valable dans FS2004) Et c'est bien sur l'interêt de faire voler une machine de cette envergure au sens propre comme au sens figuré. Ci contre en configuration pour le vol de croisière.

Un roi des airs, rapide, stylé, difficile, capricieux, dangereux que rien ne peut freiner, et surtout pas les spoilers.

Tout commence par la recherche d'un avion freeware que nous voulons essayer en profondeur afin d'écrire un article détaillé.
Nous avions prévu dès le départ de tester un supersonique même si notre préférence se porte habituellement sur la simulation de vieux avions à hélices. (A la rubrique vintage de simviation.com par exemple)
Naturellement et puisque nous sommes le plus souvent "en vol" dans Flight Simulator 2004, le premier choix était d'écrire le récit d'un vol transatlantique (Paris New York) du Concorde de fsfrance.
Distraitement, nous avons consulté la liste des hot files de l'année sélectionnés par flightsim.com. Connaissant le Tupolev 144 seulement de réputation et de nom, nous avons donc récupéré l'archive de 20 Mo dans la liste et cet article est le résultat de notre engouement pour cet Add-on... Pour vous mettre dans l'ambiance, vous pouvez écouter l'hymne soviétique disponible sur ce site: www.chez.com/barbarossa/msq5.htm

Le Tupolev 144 de Thomas Ruth et Claudio Mussner est une perle

Un grand merci aux concepteurs de ce freeware pour FS9 (l'avion est également utilisable sous FS2002 avec quelques limites concernant les jauges du cockpit 2D qui ne fonctionnent pas) Imaginez un instant la fierté qu'ont eu les pilotes historiques à faire voler un tel jouet. Grâce à la simulation, nous allons pouvoir approcher de très loin :) cette impression.

Attention, cet appareil n'est pas à aborder à la légère sous peine d'être déçu. Il faut activer la casse de la cellule quand l'appareil est soumis à une trop forte pression pour pouvoir savourer le pilotage d'un engin comme le TU-144.  C'est idem pour le concorde ou un jet lourd, ça part en petit morceaux quand on fait n'importe quoi avec. FS9 se réinitialise avec un simple message, crash.

Présentation du Tupolev 144 historique ...

Le Tupolev 144 est un quadriréacteur supersonique (SST : Supersonic Transport) à ailes Delta capable tout comme le Concorde de voler à plus de deux fois la vitesse du son. Le projet Tu-144 a été initié en par Andreï et Alexeï Tupolev (Père et fils). Le Tupolev 144 va même plus vite que le Concorde mais il a besoin de maintenir ses réchauffes allumées (afterburners) pour rester à plus de Mach 2 (Mach 2.5 en vitesse maximum selon les versions) contrairement au Concorde qui lui se maintient à Mach 2 en vitesse de croisière sans post-combustion.

Spécifications: Tupolev 144, 144D et 144LL (Sources des données: compagnie PSC Tupolev et Nasa)

Fabricant: PSC Tupolev
Exploitation commerciale: Aeroflot.
Vols expérimentaux pour le compte de la Nasa (Tu-144LL)
Longueur: 64.45 mètres (65.7 mTu-144LL)
Envergure: 28.8 mètres
Hauteur à partir du sol: 12.5 mètres
Poids maximum au décollage: 207 tonnes (203 tonnes Tu-144LL)
Capacité max d'emport de carburant: 95 tonnes
Rayon d'action: 5500 km (moyenne) en configuration 140 Passagers avec nouveaux moteurs et cellule agrandie Tu-144D - 3000 km pour le Tu-144LL(1620 nautiques)
Altitude de croisière normale: 16000 mètres, 18000 m. Maximum: 19000 mètres (62.335 pieds)
Vitesse de croisière et vitesse maximum: Mach 2.1 croisière, max: Mach 2.5 - (Mach 2.4 max pour le Tu-144LL)
Moteurs: Kuznetsov NK-144 expérimentaux pour le 144 original. Nk-144A, RD-36-51. Ce sont les NK-144A qui seront pas la suite utilisés sur les plus récentes versions du Tupolev 144. Le Tu-144LL utilisé par la nasa a des moteurs NK-321 plus puissants conçus à l'origine pour le bombardier supersonique Tu-160
Poussée maximum pour chaque moteur: Tu-144: 28,660-lb (13000-kg) et 17500kg de poussée en plus avec la post combustion allumée. Avec les moteurs NK-321 du Tu-144LL: 24950 kg de poussée (55.000 lb) (ces chiffres varient énormément selon les versions et les infos dispo, sur certains sites on trouve des moteurs donnant chacun 20000 kg de poussée avec post-combustion allumée)
Surface des ailes: 438 m²

Roissy Charles de Gaulle

Le concorde à Roissy ? Non. Le Tupolev 144 aux couleurs d'Aeroflot sur une voie de circulation près de l'aérogare 1. De loin, la différence avec le concorde ne saute pas au visage. De près non plus... La ressemblance est quand même frappante. Des "échanges d'idées" entre les deux avions furent plus que probables :)

et bref historique, non exhaustif

Le Tupolev commence ses vols d'essais le 31 décembre 1968 quelques mois (deux) avant le Concorde, son rival et jumeau. Les deux supersoniques à ailes Delta se ressemblent tellement qu'à l'ouest les médias ont surnommé le Tu-144, "Concordski". Des rumeurs d'espionnage circulent. Plus que des rumeurs en fait. Les soviétiques parviennent à se procurer les "blueprints" (plans et spécifications techniques) d'un prototype de Concorde. Il y a vraiment eu de l'activité secrète fébrile et de l'échange d'idées autour du concorde et du Concordski. Mais, à l'est, les travaux pour developper un avion de transport supersonique s'appuient également sur la production des chasseurs bombardiers russes déjà existants. (Le Tupolev 160)

Le Tu-144 sera mis en service dès 1974 durant quelques années sur une ligne intérieure russe (3000 km de trajet) avec pour commencer un service postal / fret (et oui !) entre Moscou et Alma Ata au Kazakhstan afin de vérifier que l'avion est capable d'être mis en exploitation régulière. Des routes avec passagers seront un peu plus tard ouvertes jusqu'en 1978 et s'arreteront la même année après le crash d'un Tu-144 sans passagers.
Des vols d'essais de 144 modifié en 144D avec nouveaux moteurs et un rayon d'action étendu à plus de 6000 km reprendront par la suite jusqu'en 1979. Les Tupolev 144D ont continué à être fabriqués jusqu'en 1983. (Au total 17 avions)

Des Tu-144 pourissent maintenant sur des terrains vagues au milieu de nulle part. Un Tupolev 144 (en état de marche ?) est à vendre sur internet (Si ça vous tente...) Les derniers vols ont été effectué par un Tu-144 LL customisé par la Nasa en 1999.

Crash au Bourget: Passage en revue des diverses versions
de l'accident de 1973

En 1973, le Tupolev 144 en démonstration au salon du Bourget explose en plein vol au dessus de Goussainville, juste après le vol d'exhibition du Concorde, tuant les 6 membres d''équipage (Pilote d'essai du Tu-114: M.V.Kozlov), 8 habitants de la petite aglomération et fait 28 blessés. Il existe une vidéo de la tragédie que vous pouvez voir ici. (un mpeg dans un zip) ou directement sur youtube.

Il y a plusieurs explications à ce crash, l'une d'entre elles est que le pilote ayant aperçu un Mirage non signalé par la tour de contrôle dans les environs proches (en mission d'espionnage pour filmer le TU-144) a mal estimé la distance et exécuté un virage et une chandelle trop raide qui a produit un décrochage. Les moteurs se seraient étouffés à la suite de la montée rapide effectuée par le Tu-144. Un film dans un zip (malheureusement fragmentaire) et une description du crash existent sur ce site. A partir de cet instant, en voulant reprendre le controle du plongeon, le pilote en tirant trop brutalement sur le manche a brisé la structure de l'avion qui s'est désintégré au dessus du village de Goussainville. (Le pilote n'avait que 4000 pieds pour sortir le Tu-144 du décrochage) Les réservoirs à carburant du Tu-144 étaient presque pleins en prévision du vol de retour en Russie.

Et enfin, (source récente d'origine russe, après déclassification des rapports sur les enregistrements de la boite noire du Tu-144) il est possible que les techniciens russes ayant travaillé sur les auto-stabilisateurs quelques heures avant le vol fatidique aient fait une erreur dans la re-connection des circuits, ce qui a eu pour effet de rendre le Tupolev 144 difficile à controler en montée rapide puis dans la phase de décrochage... Le but de la modification des techniciens russes sur les auto-stabilisateurs était de rendre le Tupolev 144 plus maniable que le Concorde pendant son vol...

De toutes les versions il ressort (mais c'est pas sur non plus) que ce sont les pilotes qui ont fait des erreurs ou en tout cas mal géré un incident... Quoiqu'il en soit, l'histoire précise de cette tragédie est encore floue... Il y a beaucoup trop de versions différentes. Ceux qui savent vraiment sont les personnes de la commission d'enquète... jamais rendue publique coté français.
Un deuxième crash se produira en 1978 à cause d'une rupture de canalisation de carburant. L'avion arrivera à faire un atterrissage forcé. 2 morts, six blessés.

Dans flight simulator 2004, il est possible de reproduire cet accident. Le Tupolev 144 décroche facilement aux basses vitesses, il sera vital de pratiquer des approches et des atterrissages à la bonne vitesse sous peine de décrocher brutalement sans pouvoir "récupérer" l'avion. Ca tombe comme une feuille morte mais en accéléré :)

Cockpit réel

Image basse résolution du cockpit du Tupolev 144 LL, extrait d'une doc domaine public de la Nasa. Les docs de la compagnie Tupolev sont également accessibles mais il faut demander l'autorisation pour afficher leurs images. Le cockpit du Tupolev 144 LL est sensiblement le même que celui du Tupolev 144 d'origine. On peut constater que le cockpit reproduit est très proche de la réalité. (Un énorme travail de documentation a été effectué par les auteurs)

Cockpit Tu-144 -Fs9

Le cockpit rustique, quoique incomplet est agréable à l'usage.

Nous commencons notre vol moteurs allumés. Il faut rappeler que le cockpit du Tu-144 de Thomas Ruth et Claudio Mussner n'est pas totalement terminé.* De fait, il n'y a pas moyen d'éteindre ou d'allumer les réacteurs, (Nous n'utilisons pas le petit outil de démarrage à froid dispo sur les sites dédiés) d'actionner le transfert de carburant des réservoirs, ou les réglages de richesse du mélange autrement qu'en allant tripatouiller dans les menus de FS9 ou avec les raccourcis claviers. photo: cockpit réel du Tu-144 - http://perso.wanadoo.es/tu144sst/index.html
Chose également étonnante, la jauge de carburant semble ne pas fonctionner dans notre version du Tupolev. Le bouton des pompes à alimentation n'a pas l'air d'avoir d'effets notables sur les moteurs, le grand radar circulaire est "dummy", factice et le radar rectangulaire refuse de fonctionner sans plugin fsuipc.dll enregistré. Dommage puisque nous avons pas mal de trafic a.i. autour de Roissy et sur Paris en général. Le manche à balai est animé, synchronisé sur les mouvements du joystick. Il ya aussi une jauge de traction intéressante comme option sur le tableau de bord.

Sur le panneau du dessus (SHIFT+2) il y a un bouton de refueling automatique fonctionnel. Mais c'est un gadget à ne pas utiliser sous peine de diminuer le réalisme des vols en Tu-144.

Ces petits problèmes mineurs seront sans doute corrigés dans les prochaines versions de cet add-on. Pour cela, il est utile que les auteurs sachent que l'on utilise leur création. (Leurs adresses mel sont dans la doc fournie avec l'avion...)

* Update : Le Tupolev 144 depuis avec ses dernieres mises à jour a un panneau d'apu et de démarrage des moteurs.

Simulation: Crash de notre Tupolev 144 pendant un vol d'essai.

Lors de notre premier vol d'essai, nous avons décroché à deux ou trois kilomètres du seuil de la piste de Pulkovo en provenance de Paris et nous sommes crashés dans une forêt sans pouvoir rétablir la situation...
Dans la réalité, un crash se déroule la plupart du temps en quelques secondes. Les pilotes ont donc une marge d'action et de décision très brêve au cours d'un "incident".

Avant le crash, nous avons eu le temps de remettre les moteurs pleins gaz mais cela n'a pas suffit. En fait il aurait fallu également réenclencher immédiatement les réchauffes, ce que nous n'avons pas eu le temps de faire... Peut être que ce n'aurait pas été suffisant étant donné notre altitude (moins de 1500 pieds lors du décrochage) C'était un vol d'essais... :) Attention aux spoilers
(touche /)ou bouton "crash test" aérofreins, ils ne servent à rien d'autre qu'à faire brutalement piquer du nez l'avion. Le gros bouton orange sur le bord du tableau de bord au centre en haut légendé "crash test" est justement le déclencheur des spoilers.

Pendant la suite de sa carrière, le Tu-144 va subir encore un crash (1978) qui scellera la fin de son "exploitation commerciale" régulière en URSS.

Vol Paris Roissy - Saint Petersbourg Pulkovo - Description :

Tu-144 - Fs9

Le Tu-144 au départ de Paris CDG sur la piste 8L.

La cocarde de la bien aimée Union-Soviétique de l'époque Kroutchev- Brejnev et les canards situés sur le nez de l'appareil, déployés pour améliorer (un peu) la portance à basse vitesse.

Au parking à Roissy-Charles de Gaulle à 8:40 h du matin. Familiarisation avec le tableau de bord. (Cela s'est fait en plusieurs vols d'essais)

La doc fournie dans l'archive est beaucoup trop succinte mais il y a quand même des infos précises en images sur les instruments principaux et les 2 panneaux du cockpit. (Overhead et Frontal.)

La dynamique de vol du Tu-144 simulé est réussie.

Mais tout cela n'est pas vraiment un problème, puisque l'essentiel, les "flight dynamics" de vol du Tu-144 donne une agréable impression de vitesse. Le vol à plus Mach 1 y est pour beaucoup. Pour un peu, on s'y croirait. (Même si bien sur nous n'avons jamais approché un Tu-144 dans la vraie existence :)
C'est l'essentiel. Nous le verrons par la suite. De plus il faut se rappeler que cet add-on de Thomas Ruth et Claudio Mussner n'est pas terminé. A l'arrêt, on passe à 3 crans de volets en appuyant sur F7. La verrière extérieure du cockpit descend, le Tu-144 a maintenant un bec d'aigle. Système identique à celui du concorde.

Données trajet

Entrée du plan de vol vers Saint Peterbourg Pulkovo, estimations diverses puis demande d'autorisation pour le décollage. L'utilitaire de plan de vol de Fs2004 calcule la distance pour nous: 1151.7 milles nautiques. (2132.9 Kilomètres)
Autorisation de rouler pour rejoindre la piste. Point d'arrêt, piste 8L de Roissy Charles de Gaulle à 9:08 h. Call sign: Aeroflot 001.

Décollage et ascension, utilisation du pilote automatique

Autorisation de décollage à 9:09 h. On pousse la mollette du joystick à fond. Régime des quatre moteurs (probablement des NK-144A, le numéro de version du Tu-144 n'est pas précisé dans la doc) à 100 %. On désactive les freins de roues. Puis enclenchement des réchauffes (Post combustion, bouton à coté des leviers de poussée R1 R2 R3 R4) pour le surplus necessaire de puissance. (Notre Tu-144 est plein de carburant et donc assez lourd) Facile à controler sur la piste sauf si on a une carte graphique poussive. 

La Radeon 9200 est un peu juste le Tu-144 est très gourmand en performances d'affichage, mais avec une Geforce FX 5600, tout s'arrange.

Notre Tu-144 décolle à environ 360 km/h. Rentrée presque immédiate du train d'atterrissage. Puis c'est le tour (F5, progressif) des volets et du bouclier de nez qui remonte en même temps. On aurait pu ou du pré-régler le pilote automatique au sol sans l'enclencher mais nous le faisons maintenant. Le pilote automatique est un des points forts du cockpit de ce Tupolev 144. Réglages de cap, d'altitude, de vitesse en noeuds.

Croisière Tu-144 - Fs9

Vol à l'altitude croisière. Nous demandons des changements d'altitude afin de passer à plus de Mach 2, également pour tester les limites des moteurs post-combustion allumée et la vitesse limite. Au dessus de la Baltique, le temps est magnifique.

A partir de la mise en route du pilote automatique, il n'est plus necessaire de toucher au joystick, le pilote automatique se charge des contrôles de l'avion. Attention ! il faut un petit moment d'adaptation pour cerner les capacités et faiblesses de ce mécanisme. Nous sommes ici en présence d'une technologie des années 1960, 70. Donc il est limité, et sujet à faire quelques erreurs imprévues :) que vous apprendrez à connaître en pilotant le Tupolev 144.

Pendant la phase de montée vers l'altitude de croisière, veiller absolument à quelques paramètres essentiels:

Ne pas laisser la vitesse chuter ou grimper dans les limites extrèmes des basses ou hautes vitesses. Surveiller l'angle d'incidence et le taux de montée pour éviter une perte de vitesse de vitesse et un décrochage. Le Tu-144 a bien des spoilers mais totalement inutilisables sauf si vous voulez vous planter.

Pour freiner un Tupolev 144 en sur-vitesse, il faut réagir vite, ramener le régime des moteurs au minimum, augmenter l'angle d'attaque et prier pour que ce ne soit pas trop tard :) Un peu de pratique pourra vous éviter ce genre de situation. Le Tu-144 contrairement au Concorde ne peut pas utiliser ses reverses moteurs en vol. D'ailleurs, les premiers Tu-144 n'avaient pas de reverses. Le T-144 freine à l'aide d'un parachute comme la navette spatiale et les avions supersoniques militaires.

Donc, c'est absolument au pilote humain de savoir apprécier la situation et agir en conséquence. Il faut savoir que les hautes vitesses sont surtout atteintes à (très) haute altitude. La vitesse limite est indiquée par une aiguille rouge sur l'anémomètre et cette vitesse limite change avec l'altitude. Rappelons que nous avons activé la rupture du fuselage en cas de vitesse et forces exercées trop importantes sur l'avion dans les préférences de FS2004.

Au dessus de la Baltique

Vol au dessus de la mer Baltique. L'angle d'attaque du Tu-144 est du à un changement de l'altitude croisière en cours de route. On grimpe de nouveau pour tenter d'accélérer encore un peu.

Tout est correct, la navigation guidée nous permet de prendre quelques photos et même un film. Les différentes centres régionaux nous guident au fur et à mesure du survol des régions concernées. Paris, Belgique, survol de l'Allemagne. Nous parvenons à passer Mach 2 au dessus de la mer Baltique, survol de l'île Gotland, Estonie, Lettonie, golfe de finlande...

Descente sur Pulkovo et... freinage avec les moyens du bord.

La descente commence à plus de 150 milles nautiques de Pulkovo. Etant donné que nous sommes à une altitude stratosphérique (environ 16000 mètres) nous avons besoin de distance pour ralentir le bolide.
La tour nous demande de descendre à 2100 pieds avant l'alignement sur la piste 28L. C'est un peu bas, nous aurions préféré 3000, voire 4000 pieds, mais on ne peut pas argumenter, tant pis, il suffira de régler le siège avec le bouton du cockpit prévu à cet effet :) Nous "freinons" en réduisant le régime des moteurs au minimum.

L'avion décélere rapidement, ensuite nous réglons le pilote automatique en descente avec un angle de 5°. Il faut du temps pour ralentir d'autant que nous le Tu-144 n'a semble t-il pas de d'aérofreins fonctionnels même si existants (Essayez les vous verrez le résultat) A noter que le Concorde lui non plus n'a pas d'aérofreins, par contre il utilise les reverses moteurs en vol (si si, une inversion de la poussée des réacteurs en vol) A moins de 10000 pieds nous sortons les volets progressivement, seul frein en vol véritable du Tu-144. La protection du nez se déploie également et améliore la visibilité dans le cockpit.

Aterrissage par vent fort

A moins d'une minute de l'atterrissage sur la piste de Pulkovo Saint Petersbourg. Malgré notre vol direct, le trajet a trainé un peu en longueur puisqu'il est environ 10h30 du matin. Vent: 25 noeuds, nous volons en biais en surveillant la vitesse. En réalité, un Tupolev 144 a des problèmes si le vent est trop fort à l'atterrissage. Mais nous sommes dans Flight simulator. Pas question de nous poser sur un terrain de dégagement.

Et pour finir on a droit à un vent maxi-fort de 25 noeuds venant du 263. On va faire avec. Nous avons appris la leçon de notre crash précédent ce vol. Pas de décrochage cette fois ci. La finale et le dernier virage se font complètement en manuel suite à un petit problème du pilote automatique qui réinitialise le taux de descente sans qu'on le lui demande. Toucher de piste enneigée à vitesse élevée, environ 350 km/ h.

On freine avec les reverses inclus sur seulement sur deux des quatre moteurs et avec les freins qui produisent un inquiétant grincement :) Fin du vol, nous allons nous garer devant une ébauche du terminal de Pulkovo. Nous sommes arrivés à Saint Petersbourg. Pour le temps du vol on verra plus tard, quelques petites vérifications à faire avec la montre du bord... (Un vol de 2132 kilomètres avec des pointes à Mach 2, c'est très rapide)

Difficile de revenir aux vols subsoniques
simulés après avoir piloté un tel engin.

Ce qui devait être le cas en vrai de tous les pilotes qui ont eu la chance d'avoir entre les mains le concorde et le Tupolev 144. Revenir aux vols subsoniques ? peuh... :) Cet avion vaut vraiment le coup à condition d'aimer la difficulté des vols à haute vitesse et un avion sans aérofreins :) Félicitations aux auteurs pour le travail colossal accompli, en esperant un version complète du cockpit. La version testée a une "virtual cabin" mais n'a pas de "cockpit 3D", pas vraiment génant étant donné la qualité du panel 2D.
Prochain test, un hypersonique :) le Tu-360 pourquoi pas.

Liens:
http://www.fsfreeware.com - Sur cette page, vous trouverez le Tupolev 144 de Thomas Ruth et Claudio Mussner librement téléchargeable. (Archive d'environ 20 Mo) - Utiliser la fonction recherche du site. - Dead link.
http://www.fsplanet.com/21112004.htm - Le tupolev 144 est aussi disponible librement ici.
http://www.simviation.com/menu.html - Un des sites les plus interessants site consacré à la série des Flight simulator. On peut trouver un autre TU-144 de moins bonne qualité dans la base de fichiers de ce site.
http://aerofan.free.fr/crashes.html - Liste des crashes au salon du bourget, le Tu-144 figure en bonne place avec un des meilleurs résumés disponible de la catastrophe sur ce site.
http://www.tupolev.ru/English/Show.asp?SectionID=148 - La maison mère PSC Tupolev, les fabricants du Tupolev 144 russe, site de la Public Stock Compagnie Tupolev. Beaucoup d'infos et d'images sur ce site. En anglais.
http://www.nasa.gov/centers/dryden/news/FactSheets/FS-062-DFRC.html - La Nasa - Les derniers à avoir fait voler un Tupolev 144 modifié à grands coups de millions de dollars. Le site Nasa est un des plus fournis consacré à ce supersonique. Beaucoup de données techniques publiques très détaillées sur le Tupolev 144LL. Pour ceux qui veulent de la précision millimétrique.
http://www.dfrc.nasa.gov/Gallery/Movie/TU-144LL/HTML/EM-0026-02.html - Documents, Images, Vidéos sol et en vol du Tupolev 144LL modifié par la Nasa pour des recherches sur les futurs générations d'avions supersonique et... hypersonique. Le site de la Nasa consacré au Tu-144 (LL) est plus riche en infos techniques que celui de PSC Tupolev
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tupolev_Tu-144 - Page wikipedia en français consacrée au Tupolev 144.
http://perso.wanadoo.es/tu144sst/index.html - Site entier en anglais consacré au Tu-144. Un des plus gros sur le sujet.
http://perso.wanadoo.es/tu144sst/pictures/cccp-77110o.jpg - Photo du cockpit du 144 sur le même site.
http://en.wikipedia.org/wiki/Tupolev_Tu-144 -Page Wikipedia en anglais consacré au Tu-144.
http://jnpassieux.chez.tiscali.fr/html/Tu144.php - Page courte et précise en français rassemblant quelques infos sur le Tupolev 144.
http://museedelta.free.fr/index2.htm - Site du musée Delta Athis Paray aviation dédié au avions à ailes Delta avec un gros dossier sur le concorde. (Et la caravelle)

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http://www.manoir3portes.net

Non, ce n'est pas le Concorde

Le Concorde ? Non ! Le Concordski, Tupolev 144, un des termes repris par les médias des sixties pour évoquer l'étrange ressemblance entre les deux appareils. Il existe tout de même quelques différences visibles: La cellule des moteurs placée différement et l'empennage. (la forme des ailes qui sont différentes de celles du Concorde.)

Schéma nasa

Schéma du Tupolev 144 modifié pour les vols expérimentaux de la Nasa et les fabricants américains d'avions. (Boeing, etc.) Document Nasa.

En vue extérieure, on ne se lasse pas d'observer cette ligne aérodynamique superbe, un peu étrange, presque identique à celle du concorde. Pour ce test, nous avons même remplacé notre vieille Radeon 9200 SE 128 Mo par une GeForce 5600 XT qui permet un vol beaucoup plus fluide et avec des fonctions d'anticrénelage avantageuses... La plupart des photos sont des captures d'écran faites à partir de la Radeon 9200 (donc avec anticrénelage limité)

Cockpit Tu-144

Agrandir. Tableau de bord du Tu-144 en mode vol de croisière. Ce panel, quoique fonctionnel n'est pas tout à fait terminé. Pas de gestion des réservoirs de carburant comme sur le concorde de fsfrance, pas d'APU, de bouton des magnétos visibles, il faut les démarrer avec le raccourci clavier SHIFT + M, et également, aucune possibilité d'étouffer les moteurs autrement qu'en vidant les réservoirs... Ces petits défauts ne sont à vrai dire pas un gros problème puisqu'il ya des solutions.

Tu-144 - FS9

Le Tupolev 144 et ses moustaches ou canards retractibles, petites ailettes situées au niveau du cockpit permettant une amélioration de la portance pendant les phases de vol à basse vitesse. (Pendant l'atterrissage et le décollage)

En vol - Fs9

Vu sous tous les angles, le Tu-144 est superbe à observer en vol. Même avec une Radeon 9200 à capacité d'anti-crenelage limité, c'est le pied.

Chandelle

Une "presque chandelle" pendant un vol d'essai. Attention à ne pas "casser", ce qui est vraisemblablement arrivé au Tu-144 du Bourget en 1973 après une ressource trop brutale du pilote pour sortir d'un décrochage. Trop de G dans le nez et paf, terminé.

Tu-144 - Trainées de combustion

Le Tu-144, avec ses trainées de carburant brulé. Tout est normal. Le Tu-144 comme le concorde est un gros consommateur de kerosène. Les moteurs datent des années 1970.

En montée

En montée après décollage de Paris vers une altitude de transit donnée par le contrôle ai.

Intérieur du tupolev 144 - Fs9

Le Tupolev 144 de Thomas Ruth et Claudio Mussner est aussi modélisé à l'intérieur. Nous utilisons pour nous déplacer à l'intérieur de la cabine virtuelle le F1 view module de Flight 1 software.

Entrainement à l'aterrissage

Vol d'essai en ile de France et retour pour atterrir à Roissy Charles de Gaulle.

Avant décollage

A Paris en attente d'autorisation pour le décollage.

Carte du trajet, Agrandir

Affichage sur la carte de notre trajet prévu. Paris - Roissy vers Saint Petersbourg Pulkovo, route directe à très haute altitude. 2132 km. Comme ce n'est pas une reproduction d'un vol historique, nous nous permettrons d'utiliser le GPS pour surveiller notre route, automatisant en grande partie la navigation. L'atterrissage dépendra quand même un peu de notre "experience" :)

Tu-144 - Fs9

Décollage de Charles de Gaulle, survol de la région parisienne. Tiens la texture du sol est bizarre, il va falloir revoir notre assemblage de fichiers scènes. CDG de Fsfrance, région parisienne de Nanucq etc...

En vol - Tu-144

Qualité des textures quasi photographiques. (avec ou sans anticrénelage)

Agrandir Schéma

Comparaison des concordes et Tupolev 144. Jumeaux ? Identiques ? Non. Vous pouvez agrandir les schémas.Source: Domaine public Nasa.

Agrandir Schéma

Le Concorde n'a pas les fameuses petites ailettes de nez ou canards qui permettent au Tu-144 d'améliorer sa portance pendant le vol à basse vitesse. Ces moustaches ont été rajoutées par les soviétiques après les premiers vols de prototype. L'amélioration de la portance grace aux canards n'est pas énorme mais c'est toujours ça (16 %) Un Concorde ou un Tupolev 144 piloté à basse vitesse n'a pas droit à l'erreur, surtout quand il ya du vent.

Mach 2 - Agrandir

Mach 2 à 51400 pieds, à 387 milles nautiques de Pulkovo. Agrandir.

Descente et virage

Approche de Pulkovo, on est bien en Russie, temps sibérien, paysage enneigé.

Schéma du circuit d'approche - Fs9

Notre trajectoire d'approche de la piste 28L de Pulkovo. Notre virage est plutôt harmonieux, le contrôle a.i. de FS2004 fait parfaitement son boulot :)

Survol des forêts couvertes de neige à basse altitude, canards déployés juste avant de nous poser à Pulkovo.

Aterrissage

Finale juste avant le contact avec la piste. Un vent violent de 25 noeuds du 263 nous déporte sur la droite. Mais nous avons la "chose" en main. Seul danger, décrocher, nous maintenons l'avion en légere sur-vitesse.

Pulkovo - Parking - Fs9

Posés à Pulkovo. Nous arrêtons les moteurs en vidant les réservoirs du carburant restant à l'aide du menu FS9. Pas moyen autrement sauf si quelque chose nous a échappé. Le fichier scène de l'aéroport de Pulkovo Saint Peterbourg est un peu léger. Mais nous nous sommes concentrés sur le test du supersonique russe plutôt que sur le décor.

Pilote d'essai Tu-144

C. Gordon Fullerton, un des derniers pilotes (pilote d'essai américain vétéran, de la Nasa) à avoir fait voler le "vrai" Tupolev 144 modifié - Document, Nasa.

Il existe une autre version du Tupolev 144 datant de FS2002 et modifiée pour FS2004. Dispo sur simviation.com, chercher "Tu-144". Bien sur, cette version est sans comparaison avec celle testée dans cet article.

Tupolev 144 sur le forum.

Le vol hypersonique, c'est possible avec Orbiter.
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