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Article - Source : http://www.manoir3portes.net - Auteur : AtonSeth
Combats spatiaux acharnés dans le système solaire. Si vous voulez du combat spatial, vous ne serez pas déçus. Starlancer ne laisse pas une seconde de répit entre les phases de décollage et d'atterrissage et propose des missions assez délicates en difficulté maximum sans être insurmontables. Globalement, c'est un soupçon plus difficile que Freelancer en mode joueur seul. Starlancer est parfait dans son genre. " Pilotes, vous êtes notre dernier rempart contre les forces des ténèbres " Starlancer commence dès l'installation du logiciel par le discours d'un homme politique qui met en garde l'alliance contre le danger que représente la coalition. Il prévient que la guerre est inévitable, qu'il n'y aura pas de négociations et que la coalition ne fera pas de quartier. Sa mise en garde est sifflée. On sent arriver les embrouilles. Cette forme de présentation est très originale, surtout que le discours en français joué par des acteurs est crédible... Et effectivement, la Coalition de l'Est
faisant croire une négociation finale pour la paix attaque l'alliance
par surprise. Grosses pertes, chaos... C'est le thème de l'intro
cinématique. La partie commence. Ce scénario de Starlancer
est exactement le début de la situation racontée dans "Galactica,
les cylons attaquent." Ce n'est pas un hasard, Starlancer s'inspire
ouvertement de nombreux films de science fiction (En particulier Galactica)
Pilote embarqué sur "porte-avion
spatial" Les intérieurs du Reliant, notre vaisseau mère sont très soignés et permettent au joueur de se mettre dans une ambiance de pilote embarqué sur un porte-chasseur spatial sans confort. Il est dommage que des grosses machines récentes comme Pacific Fighters aient totalement délaissé le coté "ambiance porte-avion" entre les vols. Le design d'un jeu devrait être aussi important que la partie centrale, ou la partie action. (Voir Crimson Skies qui est plutôt réussi dans le domaine)
A l'intérieur du Reliant, on est logé dans un réduit avec couchette au confort spartiate. Les quelques interactions disponibles à l'aide de mouvements de caméras en vue subjective première personne nous mettent dans l'ambiance. L'endroit est sombre, on a un vague sentiment de claustrophobie, notre maison est un navire militaire placé en première ligne du conflit. De ce fait le Reliant est un vaisseau-mère qu'il ne faudra surtout pas perdre. Sinon...
Les quelques options disponibles dans la cabine du joueur sont : un simulateur logé dans un coin, un ordinateur tactique ITAC (pas mal la rime on dirait du Boby Lapointe ou du Bourvil :) qui fournit des renseignements sur les missions précédentes et le tableau de chasse, les flashs infos de la chaine télé de l'alliance donnant des indications sur les opérations en cours dans le système solaire, le casier sous le lit sert à ranger les médailles et c'est tout. Détail, tout est en vue subjective, c'est à dire que l'on voit ce que voit le pilote. (mais c'est limité, on est pas dans un FPS) Le couloir central mène à la salle de briefing et à Mariah Enriquez, votre supérieur directe. Encore une meneuse d'hommes, un peu comme Juni mais sans la combinaison qui met ses formes féminines en valeur. On est prié dans Starlancer de respecter la hiérarchie et d'aller se faire tuer au combat pour l'alliance, rien de plus :)
N'oublions pas qu'en début de partie, la situation pour l'alliance est critique puisque la coalition a engagé une attaque surprise de grande ampleur sur les forces de l'Alliance en faisant croire qu'elle allait signer la paix. Tiens comme c'est bizarre, ça fait penser à l'attaque "surprise" (Roosevelt et ses conseillers savaient...) du Japon sur Pearl Harbor ou au début de Galactica (voir plus haut) Starlancer est le très proche cousin spatial de Freelancer, les deux jeux sont liés par le titre (tous deux des "Lancer") et par le scénario. Pour le combat spatial, Starlancer est également une des nombreuses variantes réussies du grand ancêtre Frontier Elite et du géant Wing Commander I, le programme qui a définitivement installé le PC DOS comme machine de jeu en europe et partout ailleurs. On pourrait aussi parler de Skyfox 2, Epic, Freespace 2, etc...
Deux factions terriennes se font une guerre sans merci dans le système solaire, l'alliance des nations occidentales, la faction du joueur, démocratique (américains, européens et japonais) et la coalition des nations de l'est. (Russes et alliés, les méchants) Les combats sont meurtriers, sans pitié de la part de la coalition, qualifiée par les chefs de l'alliance (les gentils naïfs) "d'envahisseurs des ténèbres."
Campagne dynamique en mode solo Si on veut faire carrière dans Starlancer, on a interêt à remplir les objectifs des missions assignées au 45e escadron de chasseurs. Parce que sinon la situation se dégrade rapidement et l'on se retrouver avec notre vaisseau mère, le Reliant en première ligne. Des échecs valent des engueulades assez sévères de la part du chef d'escadron Maria Enriquez, la supérieure, une dure à cuire, pilote et stratège puisque c'est elle qui fait l'exposé lors des briefings. La partie simple joueur est superbe. Si les missions se terminent systématiquement par un échec, vous aurez une mauvaise surprise à la fin.
Les combats chasseurs contre chasseurs ne sont pas la principale difficulté de Starlancer. Le problème est qu'Enriquez propose presque à chaque sortie des escortes de vaisseaux, donc des missions de protection de convoi. Comme nous sommes en difficulté maximum, il faut réagir le plus rapidement possible dès l'apparition des vagues d'assaut ennemies sans perdre ses repères et ses objectifs.
Exemple de mission en difficulté maximum : Protection de transport... Et c'est pas si facile au départ. Au cours d'une escorte de transports de l'alliance, une vague d'assaut de la coalition composée de chasseurs et de torpilleurs émerge de l'hyperespace à proximité du convoi. Le premier objectif est de détruire les torpilleurs et les torpilles envoyées sur les transports à protéger. Sachant que tout doit être fait en temps limité, il faut ajuster les torpilles sans les approcher de trop près, leur explosion à proximité du vaisseau est fatale et ensuite s'occuper des torpilleurs tandis que les chasseurs ennemis vous harcèlent. Ce schéma de mission rappelle bien sur les missions d'escorte de bombardiers de la seconde guerre mondiale, toutes les simulations ou presque s'inspirent de cette période, même les jeux de combat spatial (depuis Wing Commander)
Autres problèmes, certaines munitions ne sont pas illimitées (sinon, ce serait sans intérêt) et le carburant des moteurs d'accélération rapide qui permet de se dégager rapidement d'une poursuite ou de rejoindre une cible (boosters) a tendance à se consumer aussi vite qu'une allumette enflammée. La difficulté dans Starlancer ne vient pas du combat lui même mais plutôt de la capacité à remplir les objectifs de mission. La victoire dépend beaucoup de la rapidité de vos réactions.
Pour faire une bonne carrière de pilote de l'alliance... Il faut aussi veiller à ne pas perdre ses repères en vol et ne pas se tromper de priorité de cible... On aurait aimé avoir une carte dans le cockpit pour pouvoir repérer les unités ennemies plus facilement (Les anciens Wing Commander et les Freespace en intégrent une) Dans ce cas, il faut appuyer sur la touche E pour cycler les appareils adverses afin de choisir la meilleure cible. Le combat spatial proposé par Starlancer est très bien rendu, effets graphiques, communications avec les ailiers, avec l'ennemi, gestion des boucliers protecteurs du vaisseau.On n'a pas le temps de s'ennuyer. On détruit un chasseur ou un navire adverse en perçant son bouclier avec quelques salves bien ajustées. Les vaisseaux endommagés fument puis brulent pour finir enfin par exploser. La cible verrouillée est localisée par une flêche qui indique la direction à prendre pour la recadrer dans le viseur. Des cockpits "solides" (contrairement à Freelancer qui n'a qu'un Hud dans la plupart des cas) sont modélisés, avec les quelques instruments traditionnels, radar, dommages, niveau des boucliers. On aurait aimé davantage de complexité dans la gestion des instruments, des dommages, mais ici, la simulation est très simplifiée, c'est "Crimson Skies dans l'espace." (sorti la même année) Si on veut un vol spatial complexe, réaliste, sans combats, il vaut mieux se tourner vers Orbiter. Mais en fait, l'action et la complexité peuvent se complêter au travers de jeux différents en attendant de trouver (un jour peut-être) la complexité et l'action réunies dans un unique soft. Il est dommage dans la partie solo que l'on ne puisse pas s'engager dans la coalition pour jouer les méchants. Si l'on veut incarner les méchants, mieux vaut choisir de jouer avec un ancêtre comme Tie Fighter :) Plusieurs succès dans le déroulement des missions permettent au joueur de monter en grade et de passer d'un statut de Bleu à celui d'officier respecté. Etre officier permet également de choisir des vaisseaux plus puissants et plus perfectionnés... Starlancer est un superbe jeu qui a toujours ses afficionados. Sa 3D est un peu carrée (elle date de 2000, elle l'est aussi, carrée dans Freelancer) On pourrait comparer Starlancer à Freespace, Freelancer, X2 the threat, Elite, les Wing Commander, Epic, Skyfox 2 etc. etc. Mais c'est au Wing commander original qu'il ressemble le plus. Pour le combat spatial, Starlancer est un hit. Pur produit de l'industrie lourde (Un programmeur de jeux disait récemment que la programmation des jeux ou autres, c'était aussi "de l'art") Retour à
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