Pacific Fighter - Maddox Games - Distribué par Ubi-Soft - 2004 - Par AtonSeth
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Les chevaliers du ciel ne vivent
pas vieux dans le pacifique sud Pacific fighters est une simulation d'engagements aériens et navals qui eurent lieu pendant la guerre du Pacifique entre américains, japonais, australiens et anglais. Cette guerre a été il faut le rappeller un enfer (la guerre, c'est mal) et " Papy Boyington " a terminé le conflit en captivité dans un camp de prisonniers japonais. Nous sommes ici dans la même période déjà reproduite par le Combat Flight simulator 2 de Microsoft (sorti en 2000), le European air war avec son mod Pacific de Microprose, le 1942 de toujours Microprose, le Aces of the Pacific de Sierra (de l'époque MS-DOS) ou plus ancien encore le Battlehawks 1942 de Lucas Arts. (Et il y en a d'autres) Les principales batailles aériennes du pacifique sont reproduites, Mer de Corail, Midway, Guadalcanal, Santa Cruz, Tarawa, Iwo Jima... Les avions sont nombreux, fidèles aux originaux, des chasseurs aux bombardiers légers et lourds. Pacific Fighters est donc un logiciel énorme qui permet beaucoup de vols avec de nombreux avions tous parfaitement modélisés, de l'extérieur au cockpit.
Pacific fighters est avant tout un soft pour puristes, pour fanatiques d'avions à hélices, de vintage, de portes-avions et de combats aériens (ce que nous sommes) La version testée ici est patchée en 3.03, dernier en date. On peut aller récupérer les derniers patchs et autres merveilles liées à Pacific Fighters sur checksix.com. (les spécialistes de la simulation aérienne militaire) Les joueurs qui veulent simplement de l'action et des combats 3D, préférez plutôt freelancer à Pacific fighters (ah ah, comparer PF à FL, fallait oser :) ou Combat Flight simulator 2 parce que sinon, il risque d'y avoir de la déception dans l'air. PF n'est pas un jeu "facile" même si les concepteurs ont fait des efforts pour l'adapter au gout du plus grand nombre. (la série des Il2 a toujours été réservée à des fans, voire des puristes de la simulation de vol) Le test commence mal. Réinstallation
de Pacific Fighters Il s'en fallut de peu que nous ne puissions
ni faire ce test, ni relancer jamais Pacific Fighters.
Pacific Fighters : Visuellement ça en jette ! Et le programme est (très) riche en possibilités... Premier contact avec le jeu. Nous désactivons immédiatement la musique qui est particulièrement ratée, coté Japonais. Pas de musique pour les vols, les baladeurs n'existaient pas à l'époque :) Pour ceux qui veulent surtout jouer offline (c'est notre cas) ça tombe bien, les campagnes en single player sont dynamiques, ce qui signifie qu'aucune campagne n'aura de missions strictement identiques. Une campagne dynamique avec un niveau de difficulté élévé (vol réaliste, météo, ennemi compétent...) sera difficile à terminer si vous ne maitrisez pas les appareils proposés et l'art du combat aérien. Au premier abord, la rudesse extrême de l'interface (menus) n'a pas été modifiée depuis le premier IL2. Un point fort de Pacific Fighters, la 3D est superbe !
Au cours de certaines
missions vitales de campagne, vous devez sauver votre flotte,
en particulier, sauver les portes avions des attaques de bombardiers
japonais, par exemple. Si vous ne parvenez pas à empêcher
la destruction de votre task-force, la campagne et la mission sont un
échec mais on vous demandera si vous voulez recommencer la mission.
Ce qui est un peu décevant... Un des points faibles de Pacific Fighters pourrait venir de la gestion limitée des pilotes avatars. Vous n'aurez le droit à pas grand chose de plus que de la simulation pure et dure, comme dans les précédentes versions de IL2, on est pas ici dans un jeu de rôle et parfois c'est dommage. Presque toutes les simulations manquent de ces petits plus qui pourraient faire la différence. Les pilotes des avions sont tout de même présents dans les cockpits (en vue extérieure) et de temps en temps, ils bougent la tête. L'éditeur de missions est le même que celui de Il2 Sturmovik et Il2 Forgotten Battles. (Nous n'avons que le premier, Il2 Sturmovik) Cet éditeur qui permet de construire des missions est assez complexe et permet beaucoup de choses.
Le modèle de vol des F4F Wildcat dans Pacific Fighters et Combat Flight simulator 2, petite comparaison rapide... La météo. Nous avons volé presque exclusivement dans les F4F Wildcat, les SBD-3 Dauntless et un peu avec les B-25 et les Ki-43. Ca va peut-être en décevoir certains mais... il est possible que le vol en situation de combat de chasseurs avec le F4F Wildcat (uniquement) soit plus agréable et offre davantage de sensations avec les dynamiques de vol de Combat flight simulator 2, même s'il est beaucoup plus simple de descendre un Zéro dans CFS2 que dans Pacific fighters... (Pus agréable ne veut pas forcément dire plus réaliste, quoique.) La prise en main est plus agréable
dans un premier temps avec Combat flight simulator 2. Et CFS2 peut se
piloter à la souris. (Peut-être qu'avec un meilleur réglage
du joystick à retour de force, on pourrait améliorer les
choses ?) Voici, sur cette page, la vidéo d'un appontage dans Pacific Fighters et celle d'un autre appontage dans Combat Flight simulator 2 pour comparer. L'appontage de PF est tout de même plus beau que celui de CFS2... Des petits plus quand même dans PF, la possibilité pour l'ennemi de se planquer dans les nuages et donc de disparaitre de notre réticule de visée. (C'est aussi possible dans Combat flight simulator mais les nuages sont assez peu nombreux dans le mode campagne...) Le modèle de vol du Wildcat de PF et ses réactions sont donc un peu rudes. Les impressions quand on est en vol normal, sans combattre sont que l'avion est "raide." On ne sent pas trop, ni les turbulences, ni le vent. (en fait, pas de turbulences...) D'un autre point de vue, les flight dynamics des modèles proposés dans Combat flight simulator 2 sont loins d'être parfaits mais ils ont bénéficié de l'expérience des vols simulés developpée par la série des Flight simulator de krosoft depuis un certain nombre d'années... Cette absence de sensation avec le wildcat (on ne parle que de cet appareil ici) peut aussi dépendre d'un joystick mal réglé de notre coté mais pas sur non plus... Cela ne veut pas dire que le pilotage des avions dans CFS2 est plus réaliste. En fait, c'est certainement le contraire. Il n'empêche que le Wildcat est un peu dur (on retrouve le même problème dans B17) Quand au décevant Combat Flight simulator 3, ce serait une offense de le comparer à Pacific Fighters tant il est raté. Les développeurs de CFS3 en voulant imiter les "IL2" qui était alors en plein essor chez les fans de simus ont réussi à faire de Combat flight simulator 3 un presque jeu d'arcade, en tout cas CFS3 est un échec. On reviendra probablement sur "l'affaire Combat flight simulator 3" dans un prochain article :) Les sensations dans une simulation tiennent à peu de choses, un modèle de vol mal conçu et c'est toute la magie qui va au tapis :)
Les combats dans Pacific Fighters peuvent devenir difficiles et confus sans le système d'étiquettes, également présent dans la série des Combat flight simulator (3). Même si l'immersion proposée dans les IL2 est une des clés de la réussite de la série, un simulateur sera (encore pour un moment) assez pauvre par rapport aux vols réels et à la définition d'image de la réalité :) Pour remédier à ce manque de lisibilité, on peut utiliser des aides écrans à configurer dans les menus afin de mieux repérer les cibles des alliés. D'autre part, dans Pacific fighter, il y a une possibilité de naviguer aux instruments (de l'époque) comme ce fut le cas pour tous ces pilotes de porte-avions qui s'éloignaient de leurs task force en mission de reconnaissance et d'attaques. être sans repères au dessus du bleu du pacifique demandait de solides notions de navigation pour retrouver son porte-avion après un certain temps de vol. La encore, dans Pacific Fighters, des aides à la navigation existent. (en plus du stupide pilote automatique des Wildcat) Il ya le contrôle au sol (le centre de suivi des escadrilles en vol au sein du porte avion par exemple) qui vous donne le cap de vos waypoints à suivre et le cap de retour vers la base. Dommage que les pannes de radio ne soient pas vraiment gérées comme des incidents hors combat, cela aurait permis de corser un peu les risques de se perdre... Pilote automatique et accélération du temps. Etait-il vraiment nécessaire de mettre un pilote automatique sur tous les avions, même ceux qui n'en avaient pas ? comme le Wildcat. (arrgh !) Le pilote automatique sert à guider l'avion sur son trajet prévu afin de simplifier le vol. Cette fonction ne sert à rien et trahit l'essence même d'un soft comme Pacific Fighters. Quitte à ajouter des fonctions, autant ajouter des "problèmes" moteurs aléatoires (ou résultat d'une faiblesse d'un appareil vieillissant...) qui font que l'on est obligé de retourner se poser d'urgence. L'accélération du temps sert elle à racourcir le temps de vol. Il est dommage de régler des problèmes en simplifiant les éléments disponibles. L'idéal aurait été de faire que le vol soit passionnant en temps réel sans qu'on ait envie de le raccourcir. Pour cela, les concepteurs auraient pu rajouter des pannes aléatoires, des communications radio plus étoffées, et bien d'autres petits détails qui auraient pu "exploser" tout ce qui a été fait jusqu'à présent... A propos d'enrichissement de l'expérience de vol, il faut souligner la sortie prochaine d'une petite révolution en forme de shareware conçu avec amour par DanSteph (oui, celui d'Orbiter), c'est FS Passengers pour Flight simulator 2004 et ça mérite d'être signalé: http://www.fspassengers.com/ Conclusion Une conclusion ouverte puisque nous continuons de découvrir ce soft énorme qu'est Pacific Fighters. Nous insisterons sur le fait que Pacific Fighters est un soft exigeant tout comme l'est Forgotten Battles et qu'il faut réfléchir avant de s'engager... Pacific Fighters est vraiment un hobby à plein temps :) Notez que nous n'utilisons pas le mot jeu pour PF mais plutôt le mot Hobby. L'interface du "jeu" est limitée au strict minimum (c'est la même que celle du premier IL2) On peut regretter que l'affichage des cartes d'avant briefing ou pendant le vol soit à ce point limitée. (identique au premier IL2) Pas de bonus dans les menus, on est la pour voler et combattre dans le ciel. Rien d'autre. La gestion des avatars (des pilotes) est un peu limitée. La possibilité de refaire une mission alors que le pilote est mort est une hérésie qui inquiétera un puriste (et justement, PF s'adresse surtout à des puristes...) A titre de comparaison, les menus, et la prise en main des équipages dans B17, the mighty 8 ou Silent hunter III (du même éditeur) sont davantage réussies. Pacific Fighters est une stricte simulation de vol. Pas un jeu de rôle :) En prévision un tutorial de navigation aux instruments de l'époque par un pote qui pilote vraiment dans le pacifique (s'il a le temps) Si vous voulez laisser des commentaires, apporter des corrections, donner des détails supplémentaires sur "l'expérience Pacific fighters", une adresse, le forum du manoir, sujet Pacific fighters ici. Attention, Pacific Fighters est un jeu gourmand en ressources. (Il fallait le préciser quand même) Une bonne grosse carte graphique et un gros processeur s'imposent, sinon, il y aura des ralentissements, notamment pendant les tirs de Dca des navires sur les nombreux chasseurs qui se battent plus haut dans le ciel. Liens: http://www.manoir3portes.net/articles/videos.php
- Page vidéos du manoir3portes.net avec un appontage et une vrille
de Wildcat dans Pacific Fighters. |
Ecran de chargement du menu et résumé graphique des possibilités de la simulation. Le Wildcat est l'avion du début de campagne sur porte- avion coté américain. Pour faire atterrir un Corsair sur un porte-avion, c'était une autre paire de manche. Le Corsair était surnommé le "tueur de bleus". "Ensign killer". Le corsair a très peu été utilisé sur porte-avion (et même pas du tout pendant la guerre du pacifique. Trop dangereux)
Un F4-Wildcat sur le pont du Lexington, verrière ouverte. C'est le début de la bataille de la mer de corail (1942), il va y avoir du sport dans le ciel, sur l'océan et des larmes dans les familles qui recevront la fameuse lettre de condoléances de l'armée US. (idem du coté japonais)
Détail du chateau du Lexington. La modélisation des navires et des objets est superbe mais sur les bateaux, il n'y a pas grand monde (et même personne, dommage)
Il y a des journées comme ça ou un pilote de chasse peut ne pas avoir de chance et mourir. Notre Wildcat est criblé de balles japonaises mais les contrôles sont intacts, ce qui est important pour tenter de revenir apponter sur le porte-avion et sauver des points.
Appontage "réussi" d'un Wildcat endommagé par des tirs de bombardiers japonais. L'aile droite a cédé juste après le contact avec le pont du Lexington mais le pilote est vivant. Le wildcat lui a besoin d'une nouvelle aile. Ou alors il servira de pièces détachées pour le reste de l'escadrille.
La carte disponible en vol pour connaitre les points de route de la mission (waypoints) Les puristes peuvent désactiver cette fonction et voler avec une vraie carte et des schémas au crayon à partir des données du briefing d'avant vol. Une vraie navigation au compas est possible dans Pacific Fighters sachant que le porte-avion votre vaisseau mère se déplace à une certaine vitesse et avec un cap précis, il peut être amusant de faire des petits calculs et de se poser quelques petits problèmes de navigation. A signaler que c'était déja possible (toujours) dans Combat Flight simulator 2.
Tableau de service des pilotes... en service. Même si les menus de gestion de carrière et de briefing sont un peu justes, il ya ici le strict minimum. Nous aurions quand même aimé ne pas avoir la possibilité de recommencer une mission après un échec fatal...
Détail d'un pilote de Wildcat sur le pont d'une base flottante (un porte-avions).
Ecran de l'éditeur de missions, on charge les terrains prédéfinis et on place les objets... Les îles répresentées dans Combat Flight simulator 2 sont plus conformes à ce que l'on voit au dessus d'un atoll du pacifique, du ciel. Ceux dans Pacific Fighters sont un peu trop sombres. (mais pas laids non plus)
B-25 en vol au dessus de la Nouvelle Guinée en mission de bombardement vers une base aérienne japonaise. La partie bombardiers WWII de Pacific fighters est bien pourvue. Vous pouvez occuper tous les postes d'équipage d'un bombardier, du pilote aux mitrailleurs (Touche C) mais sans la fantastique gestion d'équipage que l'on retrouve dans B-17 the Mighty Eight.
Détails de points de routes au dessus d'un archipel dans l'éditeur de mission qui donne un aperçu des étendues et des possibilités de navigation. (Au fait dans quelle île se trouvait Papy Boyington et ses têtes brulées, le VMF-214? - A Munda puis à Vella Lavella)
Un Ki-43 planté au décollage parce que les cales n'ont semble t-il pas tenu le monstre (Le moteur était à fond) Le Ki-43, chasseur de l'armée de terre nipponne n'est pas très agréable à piloter un peu lourdaud dans les virages. Il décolle quand même tout seul, volets déployés en position de décollage et moteur à 110 %.. C'est justement la l'intérêt de Pacific Fighters, donner au joueur la possibilité de piloter en simulation des appareils difficiles ayant fait partie de l'histoire. Dans le presque même genre, un test en profondeur de B-17 the mighty eight. Un modèle de réussite au niveau du gameplay dans une simulation, Silent hunter III.
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