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La saga des "Elite" - Ian Bell et David Braben - Elite a 24 ans (1982) Article - Source : http://www.manoir3portes.net - Auteur : AtonSeth Retour
à l'index Au commencement d'Elite était le BBC Micro - Oui c'est bien un article fleuve :) Ceux qui ont connu l'ère des 8 bits (d'il y a plus de 20 ans) et la période des 16/32 bits Amiga et Atari ne peuvent pas être passés à coté d'Elite et ses suites qui firent le bonheur de centaines de milliers de joueurs à travers le monde... Un petit remerciement à DaddyDav, sa suggestion d'écrire un article sur la série des Elite a été entendue, (c'était prévu mais tu as donné un coup d'accélérateur à la rédaction de cet article, Daddy) un jeu sur lequel nous avons passé tous deux des centaines d'heures :)
Ian Bell et David Braben aujourd'hui. Deux icônes de l'histoire
des jeux micro, deux pionniers unis à jamais malgré leurs
déboires juridiques par leur oeuvre commune, le premier Elite.
C'était un temps ou l'on faisait des jeux par passion. Rien à
voir avec les jeux industriels d'aujourd'hui :)A l'origine d'Elite, une passion
pour la micro informatique, la science fiction
Un space-opéra en assembleur
à l'origine de toutes les épopées spatiales Tout commence quand Ian Bell et David Braben deux étudiants de 19 ans du prestigieux (probablement prestigieux) Jesus College de Cambridge en Angleterre décident de programmer un jeu sur l'Acorn BBC, un ordinateur produit au royaume-uni et ayant eu un énorme succès. (Son successeur 16/32 bits sera l'Archimedes) Leur constat à tout les deux est qu'ils peuvent faire mieux que la plupart des jeux commerciaux pour l'Acorn. Le premier Elite Acorn ne permet que de piloter un Cobra MKIII et rien d'autre.
A cette époque,
en 1982, les micro-ordinateurs n'ont pas de disques durs ni souris et
une mémoire vive de 32 Kb dans le meilleur des cas. Les programmes
se chargent très très lentement à partir de cassettes,
sur le même principe de fonctionnement que les modems RTC. (impulsions
sonores converties en code machine) 1982 est aussi l'époque du plein essor de l'industrie du jeu, des gadgets électroniques, calculettes à affichage vert lumineux ou orange puis à cristaux liquides et des micros, portés également par les films de la génération, Star wars (1976), Battlestar Galactica (TV + adaptation cinéma, 1978) Alien (1979), l'Empire contre attaque (1980), et bien sur le chef d'oeuvre de Kubrick, 2001 l'odyssée de l'espace (1968) qui donnent envie aux programmeurs et aux joueurs de se retrouver aux commandes de vaisseaux spatiaux réalistes et de pouvoir se prendre pour le plus célèbre des contrebandiers dans une galaxie lointaine, très lointaine :) 1982: Elite 1- Rupture avec le
passé. Le jeu vidéo passe à une dimension supérieure:
Thorn Emi, un éditeur de jeu,
choix n°1 de l'époque vers lequel les deux compères
se tournent avec leur projet refuse de les éditer et leur envoie
une lettre leur expliquant que leur concept est bancal, qu'il faut trois
vies pour le joueur, que la notion de commerce est sans interêt
dans un jeu, que c'est en noir et blanc (3D filaire) et surtout qu'il
faut limiter les parties à 10 minutes maximum :)
Finalement c'est Acorn Soft qui accepte
l'offre de Ian Bell et David Braben après avoir vu une démo
du jeu (incomplet) tourner. s'ensuit une phase de 18 mois de code intensif
pour terminer Elite. Cette immensité possible, et même un facteur aléatoire dans l'expansion des galaxies a sans-doute effrayé l'éditeur mais ce fut aussi un des arguments marketing pour vendre Elite. 1984 fut la fin d'un travail passionné de programmation. D'après le propre avis des auteurs, il y avait encore beaucoup de choses à améliorer, mais ce genre d'idées peut conduire un auteur à ne jamais finir un soft :) Elite est publié en 1984,
et c'est un énorme succès. La version 1 est vendue
à environ 150 000 pièces, presque autant que le nombre
d'Acorn BBC. Le monde du jeu devient d'un seul coup adulte et une industrie
à part entière. On estime qu'à ce jour plus de
1000 000 de copies d'Elite (toutes versions confondues) se sont vendues
à travers le monde... 1993: Une
odyssée de l'espace sur petit écran: Frontier Elite II
Frontier Elite II : Succès massif dans les bacs à jeux. Un univers qui a persisté longtemps chez les joueurs :) Frontier Elite II, publié par Konami puis par Gametek est à ce jour la version la plus aboutie de la série des Elite. (et toujours parfaitement jouable) Ecrit entièrement en assembleur par David Braben 1993 - L'écriture a duré 5 ans... Malgré ses graphismes obsolètes (ils l'étaient déjà lors de sa sortie) vous avez une galaxie (la notre) entière (Donc des millions de systèmes) réaliste complète à explorer à explorer et vous êtes libres d'aller ou bon vous semble. La modélisation de notre galaxie dans Elite II est fidèlement reproduite, les planètes tournent, les astres suivent leurs orbites, le jour et la nuit sont gérés. Frontier Elite II est aussi une
carte galactique exacte de "l'univers connu", avec le
nom des systèmes etc... Cette impression d'immensité et
de liberté que l'on ressent en jouant à Frontier Elite
n'est pas un vain mot. Même si vous essayez, vous ne pourrez pas
faire le tour de la galaxie pour la simple raison qu'elle est gigantesque.
Le jeu était livré avec une grande carte de la galaxie et deux livrets, l'un technique, le manuel du jeu, l'autre étant un excellent recueil de nouvelles de science fiction traduites en français avec des histoires se déroulant dans le monde de Frontier Elite II. Le choix du scénario de départ, Sirocco Station, dans le système Ross 154 est recommandé pour comprendre et apprécier tout la finesse du gameplay. Vous débutez avec un Eagle Long range fighter, un MKI et seulement 100 crédits. C'est peu mais suffisant pour commencer des rotations de transport de cargaison qui vont nous permettre d'augmenter la mise. Attention ! La route Ross 154 -> Barnards Star n'est pas sure. Il y a des pirates sur la route :) Pour un vol sans encombres, choisissez plutôt un vol Barnards Star -> Sol... Astuce: Notre tactique de départ
est de vendre tout l'équipement qu'il est possible de céder
dans le chantier naval de Sirocco station pour faire de la place et
augmenter ses crédits.
L'executable, version amiga ne tient que sur 630 Ko. (moins d'une disquette PC simple densité) Cet exploit est du au fait que les graphismes sont avant tout des données vectorielles, (suite de nombres calculant les faces des objets) et qu'il n'y a que très peu d'images bitmap intégrées dans le programme. Les fans qui ont analysé l'executable en hexadécimal ou désassemblé le code ou simplement joué des mois (voire des années) à Elite II ont pu trouver des astuces presque toutes archivées sur des sites quasi exclusivement consacrés à cette version d'Elite. Détail amusant, en raison de l'immensité de la galaxie générée par Frontier Elite, personne n'a jamais pu l'explorer entièrement. Cette version d'Elite est encore utilisée de par le monde. De notre coté, nous avons pris plaisir à rejouer avec la version amiga en émulation pour les besoins de cet article.
First Encounters (Elite III) Une suite tant attendue qui n'a pas convaincu malgré quelques améliorations essentiellement graphiques (surtout au niveau des vues planètes.)
1995: sortie de First Encounters dans les bacs à jeux. Et c'est une suite
à problèmes même si FE est vendu à 100000
exemplaires (donc, encore un succès). Le jeu sort en 1995 mais
n'est pas terminé et il est criblé de bugs.
Auparavant, Ian Bell et David Braben ont rompu leur collaboration et leur amitié. Il y a même un procès entre eux avec pour résultat de confirmer à Braben le droit de garder les royalties de Frontier Elite II. Triste de voir que
face à l'argent, même une solide amitié peut finir.
Esperons qu'un jour Ian Bell et David Braben sauront oublier leurs différents.
Il semble que la crise soit terminée et que les deux ont pris
de la distance avec le problème qui les a opposé. On peut
toujours rêver qu'ils se remettent à travailler ensemble
sur un futur Elite... Conclusion Cette géniale série a
encore pas mal de joueurs et de clones à venir devant elle.
Les dérivés d'Elite testés, X2
the threat et Freelancer
ne dépassent pas le bon vieux Frontier Elite II même s'ils
ont des graphismes modernes... Et leurs galaxies sont limitées,
on peut en faire le tour, ce qui n'est pas le cas de Frontier Elite
et First Encounters :) Liens: Retour
à l'index Vous pouvez réagir librement à cet article et parler d'Elite, annoncer la sortie d'un clone que vous avez réalisé (quoi ? :) etc. etc. sur le forum du manoir des trois portes. AtonSeth - http://www.manoir3portes.net
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Le
premier Elite en version couleur Acorn BBC (pour l'interface uniquement)
, tournant grace à Beebem, superbe émulateur du BBC Micro.
- C'est le plus facile d'accès pour émuler le BBC. Sur
Les planètes dans la version BBC. Un simple cercle avec deux traits dedans :)
Ecran de démarrage de Elite, version amiga. Dessin d'intro probablement réalisé sous Deluxe paint II. David Braben pense que c'est lui qui a proposé le terme un peu pompeux d'Elite comme titre du jeu :)
Ecran d'intro de Elite plus, version améliorée en 256 couleurs de Elite 1 pour PC sous Dos. Elite plus a des graphismes améliorés. Programmé par Chris Sawyer en1991.
Apparence rudimentaire des bases spatiales dans la version Acorn BBC en 1984. A l'époque des space invaders et autres, les jeux en 3D fil de fer (voir: Star wars et ses voix digitalisées) étaient à la pointe de la technologie. Depuis, les surfaces se sont remplies et l'apparition des textures a contribué à donner de la densité aux objets.
Ecran politique de la version amiga. Diso. Un système habité par une espèce intelligente et démocratique. Donc tout va bien, on peut faire du commerce sans risquer d'être mangé :)
Le marché spatial sur l'Acorn BBC. Aujourd'hui, l'interface peut paraitre légèrement impraticable mais en 1984, c'était une révolution. (Le mot n'est pas trop fort)
Le marché des produits dans la version Elite plus. Le système commercial n'a pas changé depuis les premières versions du jeu mais l'interface a été enormément améliorée au fil des versions successives.
Ecran de commerce de marchandises par icônes dans la version amiga d'Elite 1. Ca a évolué depuis la première version de l'acorn qui était une simple ligne de commande ou l'on indiquait le nombre d'objets à acheter ou vendre à l'aide du clavier.
Ecran de commerce de frontier Elite II. Désormais vous avez à faire à un courtier. Les visages des personnages sont de type portrait robot et changent très peu. La beauté des graphismes n'était pas une priorité dans Elite 2. Le jeu a bien d'autres qualités, plus essentielles.
Scénario de départ, Système Ross 154, Sirocco station et ses vents permanents. C'est le choix le plus judicieux pour découvrir Frontier Elite. Vous débutez avec 100 Crédits et un Eagle MKI rapide mais aussi très limité en emport de cargaison.
Un cobra MK I, unique vaisseau pilotable dans la version Acorn BBC, train déployé sortant de Lave station dans Frontier Elite II. Vaisseau cargo et assez bon chasseur mais plus lent qu'un Eagle MKI MKII ou MKIII.
En phase de docking sur Boston Base.
Réentrée atmosphérique, sur terre, cap sur Paris astroport dans frontier Elite II. Les planètes tournent et suivent des orbites régulières autour de notre bonne vieille étoile, le soleil.
Passage d'un Eagle MKII sous un mastodonte de l'espace: le pillar of autumn ? :)
Amélioration des graphismes des planètes dans First Encounters. Cette partie graphique du troisième volet d'élite est assez réussie, ce qui n'est pas le cas des vaisseaux qui perdent en lisibilité par rapport à Frontier Elite 2. Freelancer, un clone de Frontier Elite, mais étrangement la galaxie proposée y est beaucoup moins grande... Ou X2 the Threat, d'inspiration directe. Les anciens utilisateurs de Frontier Elite utilisent Orbiter :) qui n'est pas vraiment un jeu mais un simulateur strict aux graphismes superbes présenté en conférence à l'ESA. (European Space Agency) Starflight II, qui ressemble beaucoup à Elite dans le principe mais avec une partie communications plus étoffée et une quête. C'est tout en 2D. Personne ne se souvient de Carrier
Command ? le premier vrai jeu de stratégie 3D temps réel
de l'univers connu ? :) - Si, tout le monde. Euh le premier, pas si sur...
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