|
http://www.manoir3portes.net
Un vol pour Orbiter avec les instruments de base et le Delta-Glider III.
Depuis l'arrivée de orbiter Edition 2006, les raccourcis clavier ne sont nécessaires puisque la fonction glass cockpit ajoute des boutons en vue tête haute (HUD) et simplifient le jonglage avec les différents MFD. Le MFD HAL 9000 (inutile pour la mission de ce tuto) n'est pas compatible avec orbiter 2006. Le vol décrit ici reste toutefois entièrement valable avec la nouvelle version d'orbiter. Dans cette mission, nous n'utiliserons pas de pilote automatique autre que celui du Delta Glider III © DanSteph pour nous placer en orbite. Le reste du vol sera effectué en manuel avec les MFD (Multi Fuction Display) par défaut livrés avec Orbiter - Nous allons tenter de décrire le vol avec le minimum requis de détails ainsi que toutes les manoeuvres nécessaires pour rejoindre une "cible" en orbite qui est ici le HFC-01 Clydesdale. Le texte est un peu long. On peut lire cette page en plusieurs fois :) Une vidéo de ce vol sur cette page. Add-ons (fichiers) nécessaires pour ce vol : Optionnel mais indispensable :) - C'est tout. Le reste est livré dans la distribution Orbiter officielle. Mission 1 : "Sauvez le Clydesdale"
Dans l'écran de configuration du DG-III : l'écran de config du DG-III installé devrait être normalement accessible directement sur le bureau - DeltaGlider III Skin : A2 (les textures A2 devront avoir été
précédemment installées) Vous pouvez éditer le nom de vos équipages si vous le voulez. Nous avons 4 astronautes à bord et notre pilote s'appelle Jean Temple :) 1 - Décollage à 17:39 - Le HFC-01, notre cible est juste au dessus de nous. Décollage à l'horizontale, classique - Il est 17:39. Nous sommes le 1er juin 2021. Dans le MFD Map (la carte) nous avons attendu que la trajectoire orbitale du HFC-01 Clydesdale s'harmonise avec notre position de départ qui est Cap Canaveral (KSC)
A 17 heures 38 minutes, début du scénario, le HFC-01 est juste au dessus de nous à plus de 5130 kilomètres d'altitude. Nous entrons le programme du pilote automatique d'ascension du Delta-Glider III dans le panneau inférieur (CTRL + Flêche basse du pavé curseur) : PRO903SPEC90, validation avec la touche Enter du clavier du panneau inférieur puis nous revenons sur le panneau central. Le cap choisi est 90 °. On pourrait peaufiner davantage, ce qui nous permettrait d'économiser du carburant pour la manoeuvre d'alignement... On décolle en manuel à 17:39. Le programme de pilote d'ascension
devra être activé après le décollage à
plus de 1000 mètres d'altitude. Pour l'instant, il est en mode
HALTED. Dès que l'on entend Rotate. il faut tirer sur le manche et rentrer le train d'atterrissage le plus vite possible après avoir quitté le sol sous peine d'entendre et voir rapidement une alarme indiquant que le train est endommagé. A plus de 1000 mètres d'altitude, on engage le programme d'ascension (PRO903SPEC90) précédement entré dans l'ordinateur du DGIII avant le décollage avec la touche E. Le Delta glider commence son virage vers le 090. La machine tangue un peu et vire serré. (d'ou l'interêt d'enclencher le pilote d'ascension à plus de 1000 mètres d'altitude) Dans la réalité, les passagers encaisseraient un bon nombre
de G. (les G excessifs sont d'ailleurs indiqués sur le tableau
de bord du DGIII et par un message sonore) Alors que le Delta glider est encore en plein virage, on active la
turbo pompe avec la touche Backspace du clavier et on ne touche plus au
pavé de direction ou au joystick sous peine de dérégler
le pilote automatique. Le DG-III va prendre un angle de montée
assez raide. (60 °) et accélérer rapidement (normal)
A 17 heures 49, le programme d'ascension se désengage à
285 km d'altitude et des poussières. 2 - Alignement des plans orbitaux :
Notre mission a commencé à l'arrêt sur la piste. La rencontre avec le HFC-01 n'est de toute façon pas pour tout de suite. (On a prévu de faire la jonction en plusieurs orbites) Nous avons du pain sur la planche avant l'approche et le docking. La ligne de plan orbital de notre cible est en jaune. Celle de notre vaisseau est en rouge pale.
Le MFD Carte est zoomable (touche ZM), ce qui peut être utile pour localiser les différents objets (bases) et la cible sur la carte.
Ensuite on entre le nom du vaisseau avec lequel nous désirons aligner notre plan orbital, Shift droit et touche T ou bouton Target. Dans la petite fenêtre, il faut entrer le nom de notre cible, c'est
à dire : HFC-01. La valeur à modifier est l'angle RInc (inclinaison relative des plans orbitaux) qui est ci contre de 9.54 °. On aurait pu diminuer cette valeur en prenant un cap plus précis au décollage mais maintenant, c'est trop tard. L'angle (9.54 °) est toutefois relativement faible. (Lors de nos premiers vols, on a connu pire :) Le temps de mise à feu du propulseur ne sera pas trop long ni trop couteux en carburant.
Comme nous sommes dans une simulation, nous pouvons accélérer
le temps avec la touche T. (et ralentir avec R) L'allumage se fait
jusqu'à ce que l'angle RInc passe en dessous des 1 °. Le signal
engage thrust apparait avant l'arrivée sur AN. (32 secondes avant
ci-dessus) On lance le moteur principal avec la touche +.
A la limite on pourrait corriger au point nodal descendant DN en positionnant
le vaisseau en Orbit Normal (+)
C'est très bon pour la suite. Fin de la procédure d'alignement des plans, il nous reste maintenant à modifier notre altitude qui est seulement de 320 km. La cible elle est actuellement à plus de 5130 km d'altitude.
Il est temps de passer en MFD Sync Orbit et faire grimper le Delta Glider à une altitude qui permettra d'intercepter le HFC-01. Nous avons encore du travail :) 3 - Synchronisation La synchronisation consiste à amener les deux vaisseaux à se rencontrer lors d'un des tours de carousel orbital autour de notre belle planète bleue pleine de bruit et de fureur. Ce qui se passe en bas ne nous concerne plus. Nous sommes trop hauts mais pas assez pour atteindre le Clydesdale. Pour cela, il faut commencer créer un point de rencontre à une même altitude, c'est à dire à quelque part à plus de 5100 km puisque c'est l'altitude de notre vaisseau en perdition. On va augmenter l'apoapsis ou Aphélie, c'est à dire, éloigner davantage notre vaisseau de la terre en nous placant en position prograde (position du vaisseau dans le sens de la trajectoire orbitale) à l'aide du bouton prograde du tableau de bord. On ouvre le MFD Sync Orbit à gauche et le MFD Orbit à droite,
ça pourrait être l'inverse mais on le fait comme ça.
La première chose à faire va être de rendre les
valeurs ApR de notre DG-III et celle de notre cible égales.
Ca se passe dans le MFD Orbit. Pour résumer la procédure : Egaliser les valeurs ApR (distance Apoapsis) de notre DGIII et du Clydesdale a pour effet de nous placer à la même altitude en un point donné avec notre cible, ce qui ouvre très certainement une fenêtre d'intersection des trajectoires des deux vaisseaux. Nous sommes à 18333 km du HFC-01 mais pour l'instant, cette distance n'est pas très importante. Le but c'est d'annuler la différence d'altitude qui nous sépare du HFC-01 et qui est de 4456 kilomètres (c'est la différence d'altitude entre le DG3 et le Clydesdale)
Notre apoapsis monte maintenant à environ 5140 km (11510 - 6370). Mais attention, notre orbite n'est plus circulaire. C'est à dire que notre vitesse et notre altitude varient en fonction du passage de notre vaisseau au Periapsis et à l'apoapsis. Près du periapsis, donc au point le plus proche de la surface terrestre, notre vaisseau accélere et au plus éloigné sa vitesse diminue et se rapproche de celle du clydesdale. C'est à ce moment que nous manoeuvrerons pour intercepter la cible. Attention lors des corrections avec Sync Orbit de ne pas faire baisser le Periapsis (valeur PeR) en dessous de 6525 km, auquel cas, ce serait une désintegration surprise dans la haute atmosphère et un beau feu d'artifice pour un observateur qui contemplerait le ciel au bas de votre position fatale :) (Quand on applique une poussée prograde à l'apoapsis ou proche de l'apoapsis, on diminue le periapsis...)
L'allumage du propulseur principal pour la manoeuvre précédente nous a permis de créer une trajectoire orbitale d'intersection avec le HFC-01. Cette fenêtre est symbolisée par une ligne verte clair dans le MFD Sync Orbit que l'on appelle l'Axe de référence. (endroit de l'orbite ou les deux vaisseaux vont se rencontrer) Avec le Bouton LEN du MFD Sync orbit, on va entrer la valeur 4, c'est à dire 4 orbites. La deuxième phase de la synchronisation consiste maintenant
à égaliser les valeurs La distance entre notre DGIII et le Clydesdale devrait commencer à décroitre. Nous sommes à plus de six heures (nous avons choisi de faire 4 orbites avant le rendez-vous avec le HFC-01) de la rencontre avec le Clydesdale. Pas de problème, comme nous sommes des astronautes virtuels, nous allons appuyer sur la touche T pour accélérer le temps au moins à 100x. A cette vitesse, la distance décroit rapidement. DTmin a tendance à bouger, dans ce cas, on revient en temps normal et on corrige pour diminuer le plus possible cette valeur DTmin.
On peut, si on ne l'a pas fait précédemment entrer la fréquence transpondeur du Clydesdale dans le MFD NAV qui est 113.45. C'est important pour la suite du vol.
Ci dessus, nous sommes à 4709 kilomètres de distance du HFC-01, une broutille et à 1793 secondes de la ligne d'intersection verte (axe de référence), le rendez vous est pour dans environ 29 minutes. La dernière phase du vol est en cours. Il va falloir ralentir et circulariser notre orbite en "copiant" celle du HFC-01. Sur le MFD, nous voyons que notre orbite (ligne verte ci dessus) n'est pas du tout celle du Clydesdale. Pas de panique, on va freiner, ce qui aura pour effet de mettre le rond vert sur le rond marron :) Ca va se faire tout seul à partir du moment ou on entamera les manoeuvres de synchro avec le vaisseau cible. 4 - Approche et Docking.
On peut bien sur cycler les écrans MFD et aller observer ce qui se passe sur le MFD Carte (Shift ?) En appuyant sur la touche H, on cycle le HUD vue haute du DeltaGlider III et on le place en mode DOCK NAV (ces deux termes doivent maintenant être affichés en vert sur l'écran en haut à gauche de l'écran. Pour le moment le MFD Docking n'affiche rien, nous sommes encore trop éloignés de la cible. Mais ça ne va pas durer... Tout va aller très vite maintenant. Cette dernière partie du vol est d'ailleurs de notre point de vue la plus amusante. Pour obtenir les fréquences transpondeurs et docks, on ouvre le menu objet avec CTRL et I. On peut constater que des sas d'amarrage du HFC-01 sont libres (free) et que d'autres sont occupés. On va choisir de s'amarrer au Dock 1 qui est situé en face du dock 4 sur lequel est arrimé le premier navire de secours, le Shuttle A MK2. Tout cela est indique dans le menu objet. On entre dans NAV 1 la fréquence transpondeur de HFC-01 et dans NAV 2 la fréquence du dock libre (ici dock 1)
Sur le MFD Docking, nous allons nous référer aux indicateurs de distance (DST, barre verticale verte) et de vélocité (CVEL, barre verticale jaune, vitesse tangentielle) pour ajuster notre approche du Clydesdale. Nous avons également besoin des symboles affichés par le Hud (viseur tête haute) en mode docking (faire cycler avec la touche H si ce n'est pas déja fait) Pour faire apparaitre l'aide à l'arrimage dans le MFD, il faut passer en NAV2 qui est pour le Dock 1 du Clydesdale à la fréquence 113.50. Le docking proprement dit n'est pas la chose la plus difficile et ne peut se décrire. (ce serait mieux en vidéo, on verra plus tard) On peut simplement conseiller de jongler avec les moteurs de Rotation / translation par petites impulsions jusqu'à obtenir la position que l'on souhaite. En fait c'est assez facile quand on a pigé le coup. C'était presque plus difficile de se docker dans Frontier Elite sans pilote automatique "qu'à la main" dans Orbiter. Les deux indicateurs essentiels pour contrôler notre vitesse sur le Hud sont les marqueurs de vitesse verticale qui indiquent également notre trajectoire.
(La croix et la croix dans le cercle) C'est en centrant le symbole de direction du DGIII dans ces marqueurs que l'on peut freiner ou accélérer. Pour bien comprendre le fonctionnement de ces marqueurs, il faut essayer d'accélérer (+) ou de ralentir (-) en gardant centré le viseur du hud dans ces indicateurs et en observant ce qui se passe au niveau des barres verticales dans le MFD Docking.
Arrimage en douceur sur l'énorme cargo silencieux
à 5 heures 54 minutes. Nous sommes le 02 juin 2021. Il reste 20.7
% de carburant dans le réservoir du propulseur principal. Maintenant l'équipage de secours doit commencer son boulot et entrer dans le HFC-01 Clydesdale pour tenter de comprendre ce qui se passe. On peut ravitailler en carburant, si l'on le souhaite, le HFC-01 et la Shuttle A2 en sont gavés. (le DG-III est équipé d'un mode de ravitaillement très pratique une fois docké à un quelconque vaisseau ou station.) Malheureusement, il n'y a pas d'intérieurs dans le Clydesdale, mais il est fort possible que l'on voit arriver prochainement des add-ons avec des intérieurs (et en fait, il y en a déja, on peut naviguer dans l'étoile noire de That's no moon par exemple)
Pour info, le Cargo HFC-01 est en provenance du planétoïde LV-426 ou il a livré des pièces destinées à une centrale de terraformation ... :) Bon ok, l'univers d'Alien c'est plutôt 2081 que 2021 mais finalement, c'est précisé nulle part dans les films :) Si vous voulez poursuivre la mission, il y a un astronaute en EVA perdu pas très loin dans le fichier 7 avec une réserve de carburant à tombée 14 % dans son fauteuil spatial propulsé de la navette spatiale. On ne peut pas le docker dans le DGIII, ça va faire un crash to desktop. . Fin du vol. Bonne nuit :) Documentation indispensable pour apprendre à naviguer et pour assimiler les termes techniques indispensables à l'utilisation des tableaux de bord d'orbiter : - Le manuel Orbiter (Il faut commencer par lire cette
doc si on veut se spécialiser) traduit en français par Mustard
avec la collaboration de Simfan. Les tutoriaux spécialisés ou non du forum Orbiter de DanSteph. Vous trouverez tout la bas. Remerciements : à DanSteph pour son DeltaGlider III (c'est le vaisseau le plus sophistiqué à l'heure actuelle) et pour OrbiterSound, Timex pour son magnifique Clydesdale, Mindblasts pour son shuttle A Mk2 que l'on peut casser en plusieurs morceaux, c3po pour son skin A2, Toni Ylisirniö pour son MFD HAL9000, Mustard pour sa traduction française du manuel orbiter, Papyref pour ses tutoriaux superbes, pleins d'humour et bien sur à Martin Schweiger pour Orbiter.
|